L'appel que nous avions lancé à toutes les Sénégalaises et Sénégalais de la diaspora dans notre initiative pour un mouvement citoyen, poursuit son petit bonhomme de chemin et semble attirer quelques adhèsions autour de l'exhaltation d'idéaux de progrés fondés sur l'équité sociale, l'innovation économique et l'assainissement politique auxquels nous convions nos concitoyens.C'est un fait encourageant qui nous honnore et nous conforte dans notre conviction que le Sénégal dispose, au sein de la diaspora, d'un fonds de resssources humaines qualifiées et partriotiques suffisamment outillées sur le plan des idées , expériences et expertises pour satisfaire la demande de la Nation, en terme de capacités pour amorcer le véritable changement.
Dans le mémorandum qui annonce les justifications du mouvement GENERATION-DIASPORA SENEGALAISE (qui fera l'objet de publication suivie d'un forum d'échange) nous y précisions, justement, notre prédisposition à l'échange avec toute autre organisation qui partagerait la même vision sur l'avenir de notre pays et qui serait disposée à oeuvrer pour la recherche de solutions concrètes, réalistes et réalisables aux problèmes essentiellement vitaux qui continuent d'assaillir le citoyen sénégalais depuis plusieurs décennies. Notre ouverture d'esprit nous a naturellement conduit à admettre qu'il faille, autant que possible, fédérer toutes les autres initiatives structurées qui ont toutes, nous en sommes certains, le même objectif: procéder à un ravallement politico-économique mais surtout social de la façade sénégalaise, sérieusement décrépie . Les formes d'intervention dans cette entreprise peuvent, certes, différer; la démarche devrait cependant être consensuelle voire unitaire, à terme.
C'est la raison objective qui nous a poussé à rejoindre l'UNION DES SENEGALAIS CONCERNES dont l'agenda, fondamentalement citoyen, regorge de programmes novateurs, éléborés par des experts de la diaspora, au bénéfice des populations sénégalaises qui en ont le plus besoin, en ces temps de désespoir illustrés par le drame de l'émigration clandestine. Leur consistance et leurs cibles sont déterminées par la Commission appropriée de l'USC qui en assure le pilotage.
Nous ne terninerons pas cette note de la Commission des Affaires Juridiques sans mentionner la quintescence de sa mission.
Composée de juristes sénégalaises et sénégalais de la diaspora, mais surtout de celles et ceux qui exercent leur profession au Sénégal et qui se sentent préoccupés et donc concernés par la revitalisation voire la revision, le cas échéant, de pans entiers de notre système juridique et juridictionnel, elle s'efforcera de réfléchir sur les implications du droit applicable dans toutes les activités initiées par l'USC ; de questionner toute législation et règlementation controversée et d'élaborer des propositions qui contibueront à renforcer le soubassement normatif de la République; socle sans lequel aucune nation respectable ne peut bâtir une société dans laquelle la justice est équitable, où la loi serait l'expression de la volonté générale, autonome et légitime, applicable à tous les justiciables.
Cest, tout simplement, la substance humaine dans le commerce toujours difficile entre les pouvoir exécutif , législatif et judiciaire, reclus derrière leurs privilèges constitutionnels exhorbitants, et le citoyen lamda désamparé face une machine conçue dans la complexité, le plus souvent ignorant de ses droits et devoirs qu'il s'agit , ici, de promouvoir et d'installer, dorénavant, dans le débat politico-social de notre temps.
La tâche sera, sans doute, ardue compte tenu des pratiques irréductibles de gestion patrimoniale de l'Etat africain en général, le plus souvent aux antipodes de la légalité et donc de la légitimité constitutionnelle; nous sommes , pour autant, convaincus de la détermination de tous les juristes à relever ce défi dont l'USC est le porte-flambeau.
Ensembles, nous pouvons contribuer à l'avènement d'une véritable normativité impersonnelle, comme dans toutes les sociétés respectables, attachée uniquement à la qualité et à la responsabilité du sujet de droit et non plus , comme d'ordinaire, à sa personne physique nominale et ses démembrements subjectifs.
Notre survie, en tant que Nation, y dépends.
Me Cheikh Sidya Diouf est un juriste sénégalais